Du 93 au e-commerce bio, Boris cofonde La Fourche et bouscule la grande distrib’ avec un modèle engagé, digital et pensé pour tous.
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Il voulait ouvrir une pizzeria, il a créé le leader du supermarché e-commerce Bio en s’affranchissant des codes de la grande distribution.
Lui, c’est Boris (ici en photo), l’un des cofondateurs de La Fourche avec Nathan et Lucas. Une société qui réalise aujourd’hui près de 100millions d’euros de CA et qui devrait être rentable en 2025.
La naissance d’une marque
La Fourche, un nom qui fait mouche, qui traduit le bon senspaysan et qui porte un grain révolutionnaire selon Boris Méton. Un clin d’œil àses origines berrichonnes ? Peut-être
Pourtant, ce n’était pas vraiment le plan de départ pour les trois associés qui, sortis de HEC, rejoignent rapidement des grands cabinets de consulting. Chacun suit sa route, McKinsey pour Nathan, une agence de marketing digitale pour Lucas. Boris rentrera chez Oliver Wyman avant de poursuivre chez Doctolib.
A la trentaine, chacun fait le point. Il y a ce sentiment d’insatisfaction. Il manque quelque chose, une quête de sens…Alors, ils plaquent tout. Les trois amis veulent travailler ensemble mais ne savent pas comment. Ils décident alors de monter…une pizzeria mais abandonnent finalement le projet.
En multipliant les recherches, ils tombent sur THRIVE :un supermarché bio en ligne qui cartonne aux US. Le principe ? Distribuer des produits bio à des tarifs abordables en contrepartie d’un abonnement annuel. C’est ainsi que, sans garantie et une connaissance très parcellaire du monde de la distri, il décide de dupliquer le modèle en France. Rien d’évident sur le papier mais le point de départ d’une folle aventure professionnelle.
Ils construisent leur projet en mode le an, codent rapidement un site internet maison, convainquent des petits producteurs, et lance en2018 le portail en sollicitant leur premier cercle d’amis.
Le concept fonctionne et bénéficiant d’un bouche à oreille, attire 500 adhérents en quelques mois pour doubler la base client 6 mois après à 40 € le panier moyen.
Les débuts à la PEP’
Très vite, Boris se met en quête de locaux d’activité pour installer leur bureau et stocker. A l’époque, il ne dispose pas d’argent à mettre dans le foncier et contacte les services économiques des mairies de Seine-Saint-Denis. C’est la PEP’ qui retiendra son attention. Convaincu par l’accompagnement, la situation géographique et le capital industriel de l’environnement.
Les trois fondateurs y resteront plus d’un an. Victime de leur succès et toujours à la recherche de plus d’espaces avec un nouveau déménagement. Une traction commerciale suffisante pour réaliser une première levée de fonds avec un fonds danois et qui leurs permettra de voir plus grand.
Voir dans les crises les opportunités
Plus rien ne les arrêtera. Pas même le Covid en 2020 qui constituera un véritable effet d’aubaine pour la Fourche, qui à l’instar d’autres sociétés e-commerce, bénéficiera de l’engouement pour la livraison à domicile.
Ni l’année 2022 où les nuages noirs s’amoncellent au-dessus des magasins bio qui subissent une correction très forte du marché avec des défaillances nombreuses des relais physiques. Là encore, La Fourche joue gagnant avec son modèle économique qui valide leur vision de départ.
Pourtant, la météo n’a pas toujours été clémente pour la Fourche qui a failli tout perdre avant la deuxième levée de fonds de 25 m€. Une situation complexe où les trois associés se demandaient comment ils allaient payer leurs salariés sans l’arrivée massive de cash. Un business à flux tendus où il faut constamment investir pour offrir le maximum de références à ses clients tout en négociant au mieux les marges.
En 2025, la DNVB comptabilise 140 000 adhérents, 4000produits en catalogue, un chiffre d’affaires de 100 millions de CA, 350salariés et un taux de réabonnement de 65% après un an d’adhésion. Des chiffres à faire pâlir certaines marques bio.
Désormais bien installée sur le marché français et en Allemagne, la société qui a déménagé à Mitry Mory en 2023, compte bien accélérer à l’international avec en ligne de mire l’ouverture du marché Belge et de l’Autriche. Avant une nouvelle levée de fonds, la cinquième ! qui leur permettra d’automatiser leur entrepôt et de monter en volume sur leur propre marque distributeur.
Boris, lui, garde la tête froide. Beaucoup d’entrepreneurs pourraient se satisfaire de ces chiffres mais pas lui. Et pas question de lui parler de revente. Les 3 associés n’ont pas fini leur quête et comptent faire encore mieux pour les prochaines années.
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